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David Blot : marques de RESPECT

David Blot : marques de RESPECT

David Blot : marques de RESPECT

WHEN RESPECT WAS BURNING. Ce mercredi 2 octobre 1996, les nuits parisiennes connaissent une petite révolution. Réputées infranchissables et méticuleusement surveillées par Sandrine, les portes du Queen situé au 102, avenue des Champs-Elysées, s'ouvrent enfin à toutes et à tous. Gratuitement de surcroit. Ce soir là, José Padilla, Daft Punk et Jef K étaient à l'affiche. En l'espace de trois années, Jérôme Viger-Kohler, Fred Agostini et David Blot ont, en quelque sorte, réussi à dévérouiller les clubs. Avec un nom devenu mythique : "Respect is burning", soirées durant lesquelles la crème des Dj's issue de cette French Touch en devenir se relaieront derrière les platines devant un par-terre de clubbers métissés et passionnés. Aujourd'hui animateur du Nova-Club et co-auteur de la BD Le Chant de la Machine (avec Mathias Cousin), David Blot revient sur les années fastes de la House "made in France". Respect à... David Blot. (Une playlist se cache derrière ces souvenirs...)

"En ce début octobre 1996, c'était le quasi-désert en France. Il n'y avait que du clubbing bourrin ou de la trançouille techno. On a donc imaginé une soirée House pointue avec des noms frais, et il n'y en avait pas 36..."

Jerome Viger-Kohler, David Blot et Fred Agostini par ©Loik Dury.
Jerome Viger-Kohler, David Blot et Fred Agostini par ©Loik Dury.

LES PROFESSIONNELS

"La scène électro étant tellement petite que tout le monde finissait par se rencontrer. Je débutais à Nova, Jerôme était à Radio FG (Les plans capitaux, ndlr), et Fred venait dans nos émissions respectives parler de ses soirées Xanadu. La première fois que j'ai vu Fred c'était à Radio Nova, et la première fois que j'ai vu Jérome c'était à un concert du groupe pop anglais St Etienne..."

CLUB SOIXANTE QUINZE

"C'est Thibault Jardon, directeur artistique du Queen à l'époque, qui a eu l'idée d'organiser ces soirées. Le Queen faisait parti des quelques clubs où on allait parce qu'il y avait des guests djs de qualité de temps à autres. Et puis le club avait une sacré gueule avec ses deux escaliers et plein de petits coins, un gros son, tout ça... Jérôme donc m'a parlé de cette idée, j'en ai parlé à Fred, et je ne sais plus qui en a parlé à Pedro Winter qui aurait du être le 4eme homme. Sauf qu'un certain Thomas Bangalter l'a appelé 2 jours avant la première réunion avec le boss du Queen, pour lui demander d'être manager des Daft Punk... Fred était le seul de nous 3 à être du terrain, il était donc plus dans l'organisation physique de la soirée, Jerôme et moi plus en amont, à conceptualiser et préparer les flyers, les line-up etc... Mais bon au final, on faisait tous, tous les 3, on a jamais vraiment rien réparti. Ou ça n'a jamais tenu..."

David Blot : marques de RESPECT

RESPECT IS BURNING

"On séchait complètement sur le nom. Et un midi, je suis aller trainer comme je le faisais souvent au magasin Rough Trade, et Ivan Smagghe qui était vendeur là bas, faisant référence à la scène française émergente, me dit : "Mais pourquoi vous ne l'appelleriez pas "Respect" comme "Respect à la scène française", et voila ! Quelques années plus tard le même Ivan voulait Kill The Dj"

LES ONDES

"On s'est pris la tête sur plein de petits détails et à la fois on l'a fait à l'arrache. Un peu comme toutes nos soirées d'ailleurs. Je dois avouer que je n'ai gardé que peu de souvenirs de l'état d'esprit du Jour J. Mais enfin, il faut bien voir qu'on ne s'attendait à rien, c'était pas notre boulot (à Jérome et moi en tous cas) et si ça n'avait pas pris, tant pis. Il n'y avait aucun enjeu".

YOU DON'T KNOW ME

"Le concept de la gratuité était encore une idée du Queen et cela nous semblait assez fou. Le Queen voulait du monde, ils avaient un énorme carré VIP avec des princes saoudiens, des footballers ou je ne sais quoi, des gens qui dépensent, mais qui veulent du monde autour. Donc il faut remplir. Par ailleurs, si on prend les trois clubs les plus courus de cette période 1995/2010, Respect, le Pulp, le Baron - ils ont tous fait de l'entrée gratuite. C'est assez Français comme truc de ne pas payer. En revanche, les consos y sont plus chers que dans tous les autres pays et les sonos souvent dégueulasses. Cela a même pu arriver lors de nos soirées. Mais nous n'avons jamais été producteur, donc on ne contrôlait ni le prix des consos ni la sono des clubs où on allait. C'est (c'était ?) une tendance générale française..."

David Blot : marques de RESPECT

SUNSHINE PEOPLE

"Pour les flyers, on s'est inspiré des "Trading Cards" de Comics ou Sport US. Et puis, tous les flyers étaient énormes à l'époque, nous on voulait que ça rentre dans une poche pour les trimballer avec soi. Les photos d'Agnès j'imagine que c'était pour personnaliser cette nouvelle génération, la star c'est le public, tout ça. C'était Instagram avant l'heure !"

AROUND THE WORLD

"La plupart des artistes qui venaient sont devenus des amis, ce qui ne veut pas dire qu'on se fait des bouffes tous les weeks. On se connait aujourd'hui depuis plus de 20 ans. On a tous démarré comme des gamins dans un pays où il ne se passait rien et dans lequel on avait peu d'espoir. Et puis ça a pris. Finalement, nous avons tout découvert ensemble. Et puis, on est toujours venu nous chercher, nous n'avons jamais été demandeur. Nous avions une résidence mensuelle au Twilo à New York, au Fuse à Bruxelles et au Vega de Copenhague. Sans parler des soirées en vrac partout dans le monde. Mais c'était toujours des gens qui nous contactaient".

Dimitri From Paris @ Playboy Mansion
Dimitri From Paris @ Playboy Mansion

STAR(S)

"Symboliquement la Playboy Mansion reste sans doute le meilleur souvenir. Mais sinon il y a eu des tonnes de soirées..."

FERMETURE DEFINITIVE
"Au Queen on a arrêté très vite, on a fait que 2 ans je crois (ou 3 ?) pour lancer un autre concept, Secret, avec des résidents hebdomadaires comme Dimitri From Paris, Ivan Smagghe et Romain BNO. Mais cela a moins pris. On a arrêté à Paris parce que ça tournait à la recette French Touch house filtrée et ça nous soulait. Mais on a continué à l'étranger. Et après on a fait Eté D'Amour..."

______________________________________________________________________________________ _ReSpEcT

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  • 2016, UNE BONNE ODYSSEE ?

"Je ne sors pas assez pour donner des exemples, mais je suppose que du 6B à Concrete en passant par Flash Cocotte ou La Java, il y a plein d'endroits où il se passe des choses bien avec des line-up qu'on aurait (et parfois qu'on a) fait à Respect ou Eté d'Amour. Il y en a juste beaucoup plus aujourd'hui que lorsqu'on faisait nos soirées. C'est donc positif !"

Propos recueillis par T.G

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