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Que vaut le nouvel album de St Germain ?

Que vaut le nouvel album de St Germain ?

St Germain explore de nouveaux "Boulevards" musicaux
St Germain explore de nouveaux "Boulevards" musicaux

CHRONIQUE. Un revenant, une énigme, un survivant presque de cette mythique "French Touch" dont il est devenu, malgré lui, l'un des emblématiques ambassadeurs. Ludovic Navarre aka St Germain fait un retour discographique majestueux, aussi inespéré que brillant. Avec ce nouveau disque éponyme (Parlophone / Warner), enregistré à Paris puis masterisé à Abbey Road (Londres), l'artiste explore, en douceur, de nouvelles terres. Entre Blues, Jazz et musiques traditionnelles Africaines. En particulier celles du Mali. Cela valait vraiment le coup d'attendre de si longues années.

Les visages de St Germain
Les visages de St Germain

Quinze ans après l’album Tourist (2,8 millions d'exemplaires vendus dans le monde), treize après le projet mené avec son trompettiste Soël (2002), Ludovic Navarre réapparait donc sur nos radars musicaux. Et, autant le dire, on n’y croyait plus même si on espérait secrètement qu’il reprenne tôt ou tard le chemin des studios. Ce jour (de gloire) est donc arrivé. St Germain, l’auteur du magnifique Boulevard (1995) et contributeur majeur du label F Com dans les années 90 (notamment sous les pseudonymes Deepside, Soofle, Hexagone, Nuages ou Modus Vivendi), revient nous servir ses fines bulles. Et le millésime 2015 s’annonce comme un grand cru. A condition de le laisser reposer quelques minutes, quelques jours, voir quelques mois, avant d’en extraire sa substantifique beauté. Et à travers lui, celle du Mali, le pays qui l'a inspiré... sans même y être allé. Ce troisième album, c'est donc une histoire de voyages immobiles extrêmement réussis.

Le Mali comme source d'inspiration
Le Mali comme source d'inspiration
Kora, Balafon, Soku, N'goni...

En guise d’apéritif, Ludovic Navarre a servi, cet été, Real Blues, un titre aux contours Africains avec cordes pincées et sample vocale du Bluesman Texan Lightnin' Hopkins. Le tout habillé d’une rythmique « deep » très discrète. On était déjà sous charme, avec cette féroce envie de découvrir la suite de cette dégustation "afro-germanopratine". La route tracée par St Germain se poursuit donc sur Sittin’ Here, déjà plus électronique (proche du style Baléaric même) avec des « kicks » plus présents, des cordes (toujours) et cette voix magique, celle de la chanteuse Malienne Nahawa Doumbia, qui vit l’Afrique et nous entraine dans une excitante expédition. Avec Hanky-Panky, St Germain retourne sur des terres déjà défrichées dans le passé. Celles du Jazz. Mais avec quelques variantes imprévisibles, plus d’orchestration, moins de sons synthétiques et ces fils conducteurs, le Mali et ses griots, comme colonnes vertébrales. On ressort émoustillé de cette douce transe qui s'étend sur 7 minutes.

Ludovic Navarre : le discret
Ludovic Navarre : le discret
Forget Me Not

En piste 4, voici Voilà. C’est beau, vocale, évoque un esprit nomade, avec une basse pleine de rondeur qui amène le morceau vers un final très « bossa nova ». Puis surgissent quelques notes de piano suivies de cuivres pour ce Family Tree qui laisse échapper, de manière subtil, les éffluves d'un certain… Boulevard. On revient sur des sentiers Blues avec le profond How Dare You avant d'embarquer à bord d'une caravane Hip Hop Jazz en compagnie de Mary L dans la pure tradition St Germain version 90's. Ce périple imaginaire touche à sa fin. Ludovic Navarre nous lâche un Forget Me Not (Ne m'oubliez-pas, ndlr) qui déroule ses cordes entre tristesse, mélancolie et espoir. A la sortie d'un tunnel long de quinze années, la lumière est enfin apparue. Ce voyage sensoriel signé St Germain fait du bien. La classe "grand large". T.G

Ne pas être dans le conventionnel , toujours évoluer pour ne pas sombrer dans la routine.

Ludovic Navarre dans Tsugi - juillet 2015

Le peintre et sculpteur Gregos (à gauche) et Ludovic Navarre
Le peintre et sculpteur Gregos (à gauche) et Ludovic Navarre
Le son et... l'image

La pochette du nouvel album de St Germain est l'oeuvre du créateur Français Gregos. L'artiste a moulé le visage de Ludovic Navarre pour le transformer en masque qu'il a peint ensuite à l'effigie de différentes couleurs de drapeaux. Ces derniers, mais aussi leurs miniatures ont servi de campagne promotionnelle inédite pour la sortie de Real Blues. A Paris notamment, Gregos s'est amusé à coller ces sculptures au gré de ses promenades nocturnes.

In Session MixMag : St Germain (septembre 2015)

Un des rares sets disponibles de St Germain ici en compagnie de son complice Dj Deep à L'An-Fer de Dijon en 1995

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