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"Let There Be House"

"Let There Be House"

"Let There Be House"
Avec un nappage disco-soul mâtiné d'éffluves funky, la "House Music" née à Chicago à la fin des années 70 connait son âge d'Or durant ces légendaires années 90. Extatique, dansante, transcendante et souvent chantante, ce courant musical tendance "Soulful" donne de la voix, promeut une certaine joie de vivre, mais aussi magnifie la mélancolie. "It's a spiritual thing..."

Roy Davis Jr - Gabriel (1996)

S'il y avait un "climax" à atteindre dans cette "mélancolie magnifiée", le "Gabriel" de Roy Davis Junior (ancien membre de la formation Phuture qui avait remplacé Dj Pierre) en serait le sommet. Habillé par Peven Everett, ce titre dans la pure tradition "Garage" soulève les âmes, charme les oreilles et réchauffe le coeur. Lorsque les cuivres viennent illuminer une construction minimaliste (kick, snare, basse, clavier), le lyrisme vocal de Peven Everett, véritablement transcendé, prend de la hauteur. Considéré presque 20 ans plus tard comme un "classic", Gabriel n'a pas pris une ride. Il révèle même une extraordinaire jeunesse. Les "légendes" ne meurent jamais.

Kerri ChandlerRain (1998)

Le petit chouchou de Radio Nova dans les années 90. Tout ceux qui se shootaient aux sons des ondes parisiennes se rappellent de cette "madeleine de House". Un orage en guise d'intro, puis la pluie que l'on voit presque tomber et enfin le côté nerveux dans le rythme. Une évidence pour un titre estampillé Nervous Records, label sur lequel sort cette bombe extrait du maxi Mood EP signé Kerri Chandler. Géniales lignes de basses bondissantes, synthé à l'ambiance "nocturne et délicieusement intrigante", le tout éclairé de bonnes paroles. Hymne House assurément.

Masters At Work feat. India To Be In Love (1997)

"To be in love with you is everything...". Bon allez, autre "climax" à partager avec Roy Davis Jr. Little Louie Vega et Kenny "Dope" Gonzales associés à la divine Linda Eva Caballero alias India, ça donne également la chair de poule. Dans ce morceau culte, tout virevolte, la voix d'India s'emballe et se passionne aux rythmes imposés par les Masters at Work. Sans parler de ce clavier enjoué et lumineux qui parachève un travail d'orfèvre aussi joyeux que puissant. L'élan du coeur retranscrit à la perfection. Le côté "lumineux de la Force" amoureuse.

Paul Johnson Hear the Music (1996)

Hymne "ad vitam eternam" des célèbres soirées Parisiennes Respect, cette ôde au déhanchement reprend des portions du mythique I Hear Music In The Streets d'Unlimited Touch (1981). Ambiance festive et classe à tous les étages pour ce morceau qui sert notamment d'ouverture à l'excellent Essential Mix proposé à la BBC par Daft Punk en 1997. Bref, du bonheur auditif à l'état brut.

Todd TerryJumpin' (1994)

Attention, du lourd avec ce track bondissant du Dj et compositeur New Yorkais qui déroule sa puissance en martyrisant le Keep on Jumpin du groupe Musique. Une relecture sous forme de rouleau compresseur festif relevé d'une petite ""Lil' Louis Touch" à travers un orgasme vocal emprunté à French Kiss. Délicieusement agréable.

Larry HeardSaga of the Evil Queen (1997)

Reconnaissable à son grain particulier, chaleureux et enveloppant, les compositions du grand Larry Heard électrisent instantanément. Et cette "saga d'une reine diabolique" n'échappe pas à la règle en y ajoutant un côté vocalement démoniaque. Cette envolée deep house "made in Chicago", signée par le fondateur de Fingers Inc. (avec Robert Owens et Ron Wilson) et compositeur culte du Can You Feel It, est à l'image de son oeuvre. Constante dans l'excellence.

Inner CityGood Life (1988)

De la préhistoire, l'ère presque glaciaire de la House moderne avec ce titre concocté par Kevin Saunderson et dans lequel on retrouve les voix de sa compagne Ann et celle de Paris Grey. Que dire de plus sur ce tube à l'intitulé explicite. Rien à part replonger dans des beats un peu datés. Mais qui possèdent le charme des premiers balbutiements.

Frankie Knuckles - The Whistle Song (1991)

Un petit oiseau qui gazouille sur sa branche, heureux, contemplant depuis son arbre la nature. Un peu de hauteur, une parenthèse légère et naïve qui fait du bien. Tout simplement. Le "Godfather of House" de New York explore les vertus de la flûte traversière sur nos oreilles. Et ça fait terriblement de l'effet. Apaisement, impression de légèreté, ne manque plus que ces petits "sifflotis" pour achever de nous rendre heureux. Un remède anti-morosité, un bonbon acidulé, un chamallow, bref un tranquillisant auditif. Sept minutes de bonheur. C'est déjà ça de gagner.

Farley Jackmaster Funk & Darryl Pandy - Love Can't Turn Around (1987)

On termine sur un grand classique qui a converti de nombreux esprits à la House, à commencer par celui de Laurent Garnier. Le clip, coloré et kitsch à souhait avec le regretté Darryl Pandy (décédé à Chicago en juin 2011) et sa voix extraordinaire, nous rappelle que cela dure depuis 30 ans... Alors "Let There Be House".

TO BE CONTINUED...

T.G

In the beginning there was Jack ... and Jack had a groove
And from this groove came the grooves of all grooves.
And while one day viciously throwing down on his box,
Jack boldly declared "Let There Be House" and House music was born.

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